Histoire de Loriol-sur-Drôme

Histoire de Loriol-sur-Drôme

L'histoire de Loriol commence à l’époque de l’occupation romaine. En effet, Loriol est implantée sur la via Agrippa. La cité est importante et se situe alors plus au sud, à deux kilomètres environ de l'actuel centre-ville, où de nombreux vestiges ont été retrouvés.

 

Loriol résiste à la chute de l’empire romain, aux invasions barbares et entre dans le Moyen-âge.

En 1157, Loriol devient un village médiéval fortifié. La guerre entre les seigneurs de Poitiers et les évêques de Valence entre 1395 et 1453 va transformer Loriol en une forteresse imposante nécessitant l’élargissement de l’enceinte comportant trois portes.

 

En 1560, on dénombre dans le village une forte part de la population convertie au protestantisme. Aussi la ville est le théâtre de nombreux combats lors des guerres de religion, passant successivement en la possession des deux camps. Les destructions sont nombreuses : le château est partiellement détruit puis ce sera le tour du temple, après la révocation de l’Edit de Nantes.

 

 

 

À partir de 1830, Loriol s'insère dans la révolution industrielle notamment grâce à la réalisation de la ligne de chemin de fer, cela va favoriser le début d'une urbanisation hors les murs. La filature Sud, située contre le canal, est réalisée vers 1848, dans le même temps celle du Pontillard est bâtie vers 1866. L'électricité apparaît en 1895, produite par un ancien moulin à huile et à farine.

 

Mais au 20ème siècle Loriol n’est pas épargné par les deux conflits mondiaux. Perdant de nombreux hommes en 1914-1918, la ville est directement impliquée dans les conflits en 1944, notamment dans la célèbre bataille de Montélimar. La ville est partiellement détruite par cette bataille. Au milieu du 20ème siècle, Loriol se relève rapidement des conflits et reconstruit sur ses ruines.

 

La Nationale 7

Célèbre route des vacances, va contribuer à la renaissance de Loriol.

Toute une économie se développe le long de cette route : garages, poste, d'essence, hôtels, restaurants, etc. La vitesse raisonnable des véhicules ainsi que les nombreux bouchons qui ponctuaient chaque traversée d'agglomération permettaient aux voyageurs de profiter largement des fresques murales, ce nouveau média, né avec l'essor de l'automobile. L'augmentation du trafic et la multiplication du transport routier dans les années 50 et 60 vont pousser l’état à développer les autoroutes. Des embouteillages monstres parsèment la route, particulièrement au moment des vacances : un programme autoroutier devient indispensable. En 1970, l'autoroute entre Paris et Marseille sera ouverte. Pour accéder à l’autoroute et désengorgé Loriol, la déviation sera crée quelques années plus tard, en 1975. Aujourd'hui les fresques et publicités murales sont encore les témoins de l'âge d'or de la Nationale 7. Elles contribuent au folklore local. La mairie a entrepris la restauration de huit fresques pour le plaisir de nos yeux.