Histoire de Mirmande

 

Histoire de Mirmande

Mirmande possède une origine ancienne. Certain pense que son étymologie provient du latin " Mirus" qui signifie admirable et de "Mandare", dominer. Ceci atteste de l'importance stratégique du village situé sur une éminence à quelques kilomètres des Vallées du Rhône et de la Drôme.

 

L'édification du village a commencé dès l'époque romaine mais Mirmande s'est révélé au Moyen Age. A la fin du 12ème siècle, les Adhémars de Monteil ont profité de cet emplacement stratégique pour y ériger un village fortifié sur la partie haute de la colline pour pouvoir voir et se protéger. Celui-ci comportait un château, une église (actuellement l'église Sainte Foy), un cimetière et quelques habitations le tout entouré d'un rempart.

 

À partir de la fin du 14ème siècle et surtout du 15ème siècle, le village se développe progressivement hors des murs d’enceinte, il faut se protéger, d’où l’édification d’un second rempart pourvus de trois portes dont la porte des Gaultiers en est le vestige. Le développement fût freiné par plusieurs épidémies de peste puis surtout par les guerres de religion, où plusieurs assauts vont mener à une importante perte de population et à la ruine du bourg.

 

Mais à la fin du 17ème siècle, Mirmande se relève progressivement avec le développement de la sériciculture, la production de soie. Jusqu'au début du 20ème siècle, cette activité va assurer une prospérité économique et démographique au village. L'extension est significative à tel point que la partie haute du village est peu à peu abandonnée à cause des difficultés d’accès. Cela se fait au profit du bas où l’on construit une nouvelle église, l'église Saint Pierre, autour de laquelle viennent s’installer de nouvelles maisons mais aussi des commerçants et petits artisans.

 

 

Au 20ème siècle en raison de l’arrêt de l’activité séricicole et de la première guerre mondiale, Mirmande perd la moitié de sa population. Le village amorce alors un long déclin qui se traduit par l’abandon des maisons qui tombent peu à peu en ruine. L’église Sainte-Foy, faute d’entretien, s’effondre partiellement, on ne pouvait plus y accéder car elle était envahie par des ronces et des arbustes.

 

Il faudra attendre l’arrivée du peintre André Lhote en 1926 pour voir Mirmande renaitre. Cette phase de renaissance du village est renforcée par la présence d’artistes et d’intellectuels sensibles au charme du village notamment Marcelle Rivier, Guy Marandet, Pierre Palué... Mirmande devient un lieu vivant de la création artistique contemporaine.

 

 

Plus tard, le célèbre vulcanologue Haroun Tazieff, maire de Mirmande entre 1979 et 1989, poursuit la restauration et la conservation du village. Il contient l'urbanisation ce qui permet au village de conserver une silhouette compacte en contraste avec le paysage arboré qui l’entoure.

 

La beauté du site est récompensée par l'obtention de plusieurs classements notamment Site et Monument Historique et Plus Beau Village de France.

N'hésitez pas venir découvrir ce village admirablement restauré avec ses ruelles tortueuses bordées de maisons en pierre et sa végétation luxuriante.